APV-FLEGT : les astuces d’une bonne négociation

Les parties prenantes ivoiriennes ont été formées en vue d’une participation efficace au processus de négociation de l’APV FLEGT dont l’objectif à terme est de s’assurer que le bois et produits bois qui arrivent sur le marché européen en provenance de la Côte d’Ivoire sont d’origine légale et permettent donc de garantir la durabilité de la ressource.

Comment conduire efficacement le processus de négociation en cours de l’accord de partenariat volontaire entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne ? A l’occasion de l’’’atelier de renforcement des capacités des parties prenantes ivoiriennes au processus APV FLEGT en matière de négociation, représentation et communication’’ qui s’est déroulé du 28 au 30 novembre 2017 à Abidjan, Patrice Kamkuimo, expert-consultant en gouvernance forestière venu du Cameroun, a édifié la trentaine de participants sur les astuces à adopter.

« Pour qu’un processus multipartite qu’est l’APV-FLEGT réussisse, il faut que les personnes qui participent au processus aient de bons outils et de bonnes capacités en communication, que ces personnes prennent en compte tous les fondements qui se rattachent à la réussite d’un processus de négociation, qu’ils puissent bien négocier, mais également que ces personnes puissent bien représenter leur base », conseille-t-il au terme l’atelier.

Cette représentation doit refléter véritablement les points de vue de son organisation afin d’obtenir « un accord qui est loyal, qui traduit bien les intérêts de nos mandants, qui est acceptable par eux et qui est également durable ».

Entre des exercices pratiques et des mises en situation réelle de communication, de négociation et de représentation, cet atelier interactif de trois jours a permis à chaque partie prenante (l’administration, le secteur privé, la société civile et la chefferie traditionnelle) de faire un auto-diagnostic dans sa manière de communiquer, de négocier et de représenter dans le cadre du processus de négociation de l’APV-FLEGT. Elodie Nathacha Bayoro, de l’ONG Volet Vert, et membre du Comité technique de négociation (CTN) dit avoir « beaucoup appris » : « Cette formation nous a aidés à faire une autoévaluation pour ce que nous pouvons être comme représentant et voir comment on pouvait avoir des techniques pour nous permettre de pouvoir régler tous les dysfonctionnements qu’on avait relevé au sein de la société civile ».

Pour sa part, le colonel Claude Soro Doplé, négociateur en chef de l’APV-FLEGT en Côte d’Ivoire, a remercié les organisateurs de l’atelier. Car, explique-t-il, si le Secrétariat technique permanent (STP) du FLEGT a eu l’idée de ce projet de renforcement des capacités, la faisabilité n’a été possible que grâce au soutien du Groupe national de travail sur la gestion durable des forêts et la certification (GNTCI) et TROPENBOS International. Il a invité les participants à restituer les acquis et à partager ces expériences dans leurs différentes organisations afin de contribuer à la vulgarisation du FLEGT.

Anderson Diédri

Cet article a été publié sur Eburnie Today

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