Le gouvernement sollicite l’appui de la communauté internationale aux efforts de la RDC dans la protection d’éléphants

Le gouvernement congolais  a sollicité l’appui de  la communauté internationale aux efforts de la République démocratique du Congo dans la protection d’éléphants en assurant les bonnes conditions de travail aux gardes protégeant la faune et la flore, a déclaré jeudi M. Dieudonné Kalo-Ka-Kalo, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, en marge de la Journée Internationale d’éléphants célébrée  le 12 août de chaque année.

Représentant le ministre à cette occasion,  M. Kalo-Ka-Kalo a indiqué que le braconnage intense de l’ivoire constitue une menace majeure pour l’avenir d’éléphants qui risque de disparaître en RDC, si l’on y prend garde. Pour  protéger cette espèce,  a-t- il souligné, le pays a élaboré des lois consistant à protéger l’éléphant. Il s’agit des lois du 14 février 2014 relatives à la conservation de la nature et celle règlementant la chasse.

Le Plan d’Action National pour l’Ivoire (PANI) a été élaboré en vue de renforcer la lutte contre le braconnage des éléphants et le trafic illicite d’ivoire et d’autres spécimens d’éléphants. Ce plan, a-t-il précisé,  a décrété « un  Braconnage zéro » dont l’application a occasionné la saisie des ivoires et des arrestations des trafiquants et courtiers. Près de 800 Kgs d’ivoire ont été saisis dans la ville de Kinshasa entre 2015  et 2016.

De son côté, la représentante du Fonds Mondial pour la Nature (WWF),  Mireille Adunagow, a félicité les efforts du gouvernement, de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et d’autres partenaires gouvernementaux pour leur implication  dans la lutte contre la criminalité faunique, principalement contre le trafic illicite des produits en ivoire.

« Un grand résultat est atteint, mais il y a encore du travail à faire. Il faudrait mutualiser davantage les efforts pour pouvoir démanteler les réseaux des trafiquants d’ivoire, fermer les différents marchés en vue de stopper des massacres d’éléphants », a-t-elle dit, avant de remercier le gouvernement et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) pour l’engagement dans la protection de l’éléphant.

Célébrée le 12 août de chaque année, cette manifestation avait été marquée auparavant par la visite effectuée sur « le marché Bikeko » de la place Royale par les autorités politico administratives, les représentants des partenaires techniques et financiers, en vue de  s’assurer  de la suppression de ce marché om se vendaient les objets d’arts issus de l’ivoire.

Le responsable  du  réseau de surveillance du commerce de la faune et de flore sauvages (TRAFFIC), Cléo Mashini, a expliqué aux vendeurs  de la place le bien fondé  de la mesure d’interdiction de la vente d’objets d’ivoire, avant d’exprimer sa satisfaction de constater  son application sur le terrain.

L’administrateur adjoint de ce marché, Paulin Kongolo, s’est dit satisfait de la visite des délégations en  charge de la conservation de la nature sur le site. Il a   demandé aux autorités congolaises de penser  à d’autres alternatives aux profits de tous ceux qui ont cessé d’exercer le commerce en rapport avec l’ivoire et de leur offrir un marché moderne.

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